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Communauté de communes Bazois Loire Morvan

46 communes

toute l'année



La Communauté de communes évolue pour devenir Bazois Loire Morvan. L'ensemble des manifestations peut être retrouvé sur les sites des offices de tourisme ainsi que sur les différentes pages facebook qui fonctionnent encore.
N'hésitez pas à contacter les offices, notamment au 03 73 21 03 00 pour avoir toutes les informations

Plus d'informations dans l'Agenda des manifestations

 

Montaron

En Bref . Présentation .historique . Informations Pratiques . Montaron, Village-Martyr de Bourgogne 

En Bref


  • Superficie : 3 340 ha (33,40 km²)

  • Nombre d’habitants : 167

  • Habitants : les Montaronais

  • Cours d’eau : l’Aron et le ruisseau de Chevannes

  • Origine du nom : probablement du toponyme Mons Errans

  • Altitude : point le plus bas : 200 m, point le plus haut : 268 m

     
                          

                                                    Chemin de randonnée de la commune

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 Présentation


Situé dans un triangle entre Cercy-la-Tour, Saint-Honoré-les-Bains et Fours, Montaron est un petit village de 167 habitants, essentiellement rural, avec une superficie de 3 340 hectares dont 50 % de forêt.

Trois hameaux et de nombreux « lieux-dits » se regroupent autour de la fierté de Montaron : son église romane du 12ème siècle : Notre Dame de l’Assomption.

Classée aux monuments historiques, ornée de peintures murales du 14ème siècle, l’ensemble a été totalement restauré.
 

Eglise de Montaron

  Peintures murales du 14ème siècle (église)



Le château de Poussery du 15ème siècle, joliment restauré par ses propriétaires, contribue au charme de notre village. Ce château ne se visite pas.

Une stèle, érigée à Corcelles à la mémoire des vingt-trois maquisards et otages exécutés le 10 juillet 1944, rappelle cette page douloureuse de l’histoire de Montaron.
Une autre stèle à Vandenesse rappelle cet évènement douloureux.

 

 Château de Poussery

  


Un sentier de randonnée
, parcours très accessible, permet de découvrir la campagne environnante et les monts du Morvan.

Un bar-hôtel et un bar-restaurant donnent la possibilité, aux visiteurs qui le souhaitent, de s’attarder dans notre joli village.


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Historique


Le territoire de Montaron, traversé par la voie Autun-Bourges qui passe à Saint-Honoré-les-Bains et Decize, semble habité dès l’époque romaine. Il est soumis à deux autorités celle des Bidault de Monteran et celle des bénédictins de Chevannes.

Le chevalier Pierre Le Bidault s’embarque pour la croisade à Aigues-Mortes en 1248.

En outre, les seigneurs de Poussery ont droit de ban et droit de haute, moyenne et basse justice dans toute la paroisse ou des fourches patibulaires sont érigées.

La paroisse, réunie à celles de Chevannes et de Pouligny, devient la commune de Montaron.


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Informations Pratiques


Mairie

Le Bourg

58 250 MONTARON
Tél : 03 86 30 60 94
Fax : 03 86 30 63 30
Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
 
Le Maire : Patrick BERTIN
 

Horaires d’ouverture

Mercredi de 8h30 à 12h15
Vendredi de 13h à 16h15


Associations de Montaron

Club Émeraude

(avec Vandenesse et Isenay)
Présidente : Mme LEVEL

FNACA
(avec Vandenesse)
Président : M. VIGNERON 


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Montaron, Village-Martyr de Bourgogne (1944)


Extraits du livre Les Villages-Martyrs de Bourgogne – 1944- de Marcel VIGREUX et Angélique MARIE édité par l’A.R.O.R.M., 1994.
 

L’affaire de Montaron, le 10 juillet [1944] est également typique et tout aussi violente : une attaque massive contre le maquis F.F.I. du secteur, installé à la ferme de Corcelles depuis la veille, déclenche une horrible tuerie et des incendies de bâtiments agricoles au cours du combat.
 
L’opération menée depuis Decize par le major Rosenbrück a été des plus dures : les maquisards sont torturés, mutilés, brûlés ; plusieurs d’entre eux, seulement blessés, sont achevés après la bataille. Les fermes de Corcelles, Chevannes et Saint-Firmin, où avaient été installés les Résistants, sont détruites. Cinq civils sont fusillés. Ici, le martyre du village a lieu pendant les opérations militaires contre le maquis.

 

Stèle commémorative de Montaron à Corcelles



Témoignage sur Montaron : Mme Marie BENOIST

« Le 10 juillet, 1944, vers 5h30, mon mari et moi avons été réveillés par deux coups de feu tirés à proximité de notre maison. Nous nous sommes levés aussitôt et nous avons constaté que notre maison et la ferme voisine étaient cernées par un grand nombre d’Allemands. Peu de temps après, une dizaine de ces soldats se sont présentés à notre domicile et se sont introduits de force dans nos appartements. Ils ont demandé à parler à mon mari, sous la menace de leurs armes. […]

Mon mari a présenté ses papiers aux soldats, ces derniers sont partis. Très peu de temps après, ils sont revenus en grand nombre et ont commencé à piller notre maison. Ils nous sont fait sortir presqu’aussitôt. Mon mari a été emmené directement à la ferme où se tenait le groupe de Résistance quelque temps avant. Les Allemands nous ont emmenés […], nous étions à peine vêtus. Ils nous ont conduits à ladite ferme qui brûlait en ce moment, nous ont placés face à un mur, avec défense absolue de faire le moindre geste.

C’est à ce moment-là que j’ai retrouvé mon mari qui avait été brutalisé car il portait à la joue […] une large plaie qui saignait. Comme il essayait de se tourner vers moi, les Allemands l’ont frappé à nouveau à grands coups de crosse dans le dos. Avec mon mari se trouvaient M. Morot et un jeune homme que je ne connaissais pas. Tous les deux ont été fusillés également. Au bout d’une heure, j’ai remarqué que les Allemands emmenaient ces trois hommes en direction de Chevannes. […]

Quant à nous, après nous sommes montés dans un camion, nous avons été conduits aux Loges de Montaron où nous avons assisté au pillage et à l’incendie de la maison de M. Gagnant. […] Nous sommes rentrés à nos demeures à 12 heures : la maison était complètement pillée.
Pendant que nous étions à la ferme, face au mur, j’ai remarqué les soldats allemands qui mangeaient goulûment des produits volés, d’autres jouaient de l’harmonica. Je n’ai plus revu mon mari, c’est la mardi 11 juillet que j’ai appris sa mort. Mon mari avait été littéralement criblé de balles et exécuté à Saint-Firmin.

Après le départ des Allemands, vers 14 heures environ, alors que je cherchais mon mari, j’ai découvert 9 cadavres dans les prés voisins. Ces cadavres étaient horriblement mutilés. »

(source : archives de l’A.R.O.R.M.)


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